La Libye et l’Algérie critiquent la Turquie pour l’envoi d’armes

Le chargement d’armes turques qui a été livré en Libye menace le pays et la région, a accusé un responsable de la sécurité algérien.

Il a déclaré au quotidien ElWatan que le but de cette activité est non seulement de déstabiliser la Libye, mais également d’envoyer un tel arsenal dans des régions instables, dont l’Algérie.

Les roquettes et les 48 millions de cartouches de munitions récemment découvertes à la frontière algéro-libyenne constituent «une véritable déclaration de guerre contre nous», a-t-il poursuivi.

« L’armée et les forces de sécurité sont au plus haut niveau d’alerte pour faire face à toute tentative de saper notre sécurité », a-t-il souligné.

ElWatan a également cité des sources officielles selon lesquelles un complot était en cours pour déstabiliser les pays du Maghreb, se demandant si le chaos qui sévit au Moyen-Orient allait se propager en Afrique.

La semaine dernière, les autorités libyennes du port d’Al Khoms ont annoncé la découverte de deux conteneurs chargés d’armes de Turquie.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, était lui aussi arrivé samedi en Libye pour une visite surprise. Il s’est entretenu avec le chef du gouvernement de l’accord national (FNA), Fayez Al-Sarraj.

Dans le même temps, l’assistant médiatique du président du parlement, Fathi al-Mariami, a condamné la visite de Cavusoglu, affirmant que cette visite visait à «couvrir le chargement d’armes destiné à des groupes terroristes et clandestins».

Il a révélé que le parlement discuterait de l’opportunité de prendre des mesures contre la Turquie. Cela exigera également une enquête internationale sur le chargement d’armes.