L’Algérie veut solarisé 80% de ses sites pétroliers d’ici 2030

L’Algérie fera des progrès considérables dans sa stratégie de mix énergétique, qui vise à produire 22 000 mégawatts (MW) d’électricité à partir de sources renouvelables d’ici 2030. Cette ambition se traduira par l’introduction des énergies renouvelables dans la production d’énergie fossile, c’est-à-dire la solarisation des plateformes pétrolières. .




Le ministre algérien de l’Énergie a donné le ton à la conférence de presse qu’il a donnée à Alger, à l’issue de son discours devant les députés pour la défense de la loi de finances 2019. « L’Algérie aspire à couvrir 80% des besoins en électricité des sites pétroliers à partir de l’énergie solaire », a déclaré le ministre Mustapha Guitouni.

La première phase du programme consiste en la production de 400 mégawatts d’énergie solaire, répartis sur les hauts plateaux et dans le Grand Sud, y compris la centrale hybride Hassi R’mel, qui fonctionnera au gaz et au solaire.

Par ailleurs, M. Guitouni a souligné la mise en œuvre de programmes de gestion et de rationalisation de l’énergie d’un montant d’environ 1,6 milliard d’euros, soit 218 milliards de dinars. Cela impliquera l’application généralisée de l’efficacité énergétique dans les infrastructures pétrolières et les ménages.

L’Algérie envisage de lancer la production de 200 MW d’ici fin 2018, dont Shariket Kahrab wa Taket Moutajadida (Sktm), filiale du groupe Sonelgaz (société chargée de la production d’électricité et de gaz), dont 50 MW dans l’extrême sud du pays. transmission et distribution en Algérie). Dans le même temps, le pays prépare un appel d’offres, via la Commission de réglementation de l’électricité et du gaz, pour une production de 150 MW. Il sera ouvert aux investisseurs nationaux ou en association avec des étrangers.

La compagnie pétrolière nationale algérienne Sonatrach a inauguré son premier parc solaire le 28 novembre 2018 à Bir Rebaâ Nord, au centre du pays. La centrale, d’un coût de 14,2 millions d’euros, comprend 31 320 panneaux photovoltaïques, répartis sur une superficie de 20 hectares pour une capacité de production de 10 MW / an. L’électricité produite par la centrale sera utilisée pour alimenter le champ pétrolier de Bir Reaa North au lieu de gaz.

En outre, Sonatrach a signé un accord avec la société italienne Eni (présente en Algérie depuis 1981) pour la construction d’un laboratoire de recherche et développement de pointe sur le site de l’usine afin de tester les technologies solaires et hybrides dans un environnement désertique. Un texte a également été paraphé par les deux partenaires en vue de la création d’une entreprise commune spécifiquement dédiée au secteur des énergies renouvelables en Algérie. Sonatrach a l’intention de «solariser» 80% de ses champs.

Cependant, lors de la COP24, il convient peut-être de rappeler l’importance de la lutte contre le réchauffement climatique, comme le souligne le résultat d’une étude scientifique publiée en 2015 dans la revue Nature: limiter le réchauffement climatique à moins de 2 ° C , 35% des réserves de pétrole, 52% de gaz et 88% de charbon doivent rester souterrains.

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